dimanche 12 mars 2017

Retour sur les passages de Magma à l'Olympia

En 47 années de concerts, Magma totalise, à ce jour, huit passages (en cinq fois) dans la salle "mythique" du boulevard des Capucines, ce qui n'est pas si imposant finalement. Petit retour sur ces moments, parfois fort espacés :

17 Octobre 1970 : Premier passage du groupe, à l'époque des Musicorama, si on en croit la presse d'alors. Point d'orgue de la promotion mise en place pour la sortie du premier double album à la fin du printemps, ce sera aussi le chant du cygne pour cette formation qui perd, deux mois plus tard, Claude Engel, Richaud Raux et Paco Charlery. L'histoire retiendra les premiers costumes du groupe et un concert où l'intégralité du premier double album fut joué. Une bande fut enregistrée, nul ne sait ce qu'elle devenue...

7 Mai 1972 : Le deuxième passage de Magma à l'Olympia sera un peu particulier. Un Dimanche, en fin d'après midi et avec une promotion pour le moins déficiente si on en croit les articles de l'époque... Jean-Luc Manderlier et Daniel Denis viennent de rejoindre le groupe, Louis Toesca n'y est visiblement plus depuis quelques jours... Giorgio Gomelsky y fait un discours d'introduction, préfigurant, quelque part, celui, fameux de Châteauvallon. Côté répertoire voici ce qu'on peut supposer : Stoah, Kobaïa, Sowiloï, Ïss Lanseï Doïa, Kï Ïahl O Lïahk, Korusz, MDK, Klaus Kombalad (?). Pour Mekanïk, quatre choristes étaient présents. Si on peut légitimement penser que l'ami Stündëhr faisait partie du lot, l'identité des trois autres reste un mystère... Pas d'enregistrement identifié en tant que tel mais il existe cependant une captation de MDK qui pourrait bien provenir de cette soirée...

9 - 10 & 11 Juin 1980 "Rétrospective Magma" : Annoncé un an plus tôt au Printemps de Bourges, ce sera finalement au cours de trois soirées à Paris, que Magma fètera ses dix ans, après un an de pause. La soirée fut découpée en trois périodes plus un rappel. 1er set : le groupe de 1971-1972 renforcé de Claude Engel. 2eme set : le groupe de 1975-1976 (version Patrick Gauthier), 3eme set : le groupe transitoire de 1980 (un Klaus Blasquiz en partance, Dominique Bertram nouvel arrivant, Jean-Pierre Fouquey renforcant au Fender le revenant Benoît Widemann). C'est le passage "olympesque" de Magma le plus connu puisque trois disques en ont été "tirés", enfin pour partie...
Répertoire : Kobaïa, Iss Lanseï Doïa - Köhntarkösz, Theusz Hamtaahk - Rétrovision (Attahk), Hhaï, Zëss - Mekanïk Destruktïw Kommandöh (rappel général).  Des images existeraient de ces concerts (inédites à ce jour et pas en possession du groupe) et des enregistrements pirates des soirées du 10 et du 11 ont circulé parfois. Petite précision : bien qu'annoncée sur l'affiche, Caroll Rowley ne participa pas à ces soirées à l'inverse de Maria Popkiewiscz (3eme set & rappel) et de Claire Laborde (Rappel).

27 Janvier 2005 : Il aura fallu 25 ans pour revoir Magma à l'Olympia qui, entre-temps, a été déplacé de quelques mètres. Avec la sortie de K.A, et un succès quelque peu inespéré, poussé par une couverture médiatique peu habituelle, le groupe débute sa tournée 2005. Pour la peine, Magma inaugure ce qui sera son nouveau chantier pour les années à venir avec une version de 34 minutes d'Ëmëhntëhtt-Rê. Suivront Söï Soï, K.A, Kobaïa (avec Klaus Blasquiz) et enfin Klameuhr (alias la Ballade) en dernier rappel. Malgré le froid et la neige, 2500 personnes seront présentes au rendez-vous dont Arte filmera quelques images. Il existe quelques enregistrements pirates d'un concert, sans doute, plus important par sa symbolique car quelques mois plus tard, le marathon "tritonesque" sera, en effet, d'un tout autre niveau...





Gabriel de Ramefort
2 & 3 Février 2017 : C'est encore tout chaud et je vous renvoie au compte-rendu paru ICI même il y a quelques semaines. A noter que le groupe a réuni presque 4000 personnes en deux soirs, on est, ici, bien loin des 350 spectateurs de 1972 ! Comme quoi, ce n'était pas toujours mieux avant... Et le passage du groupe a même fait l'object d'un petit sujet au journal de la nuit de F3, quelques semaines après les concerts cependant. A voir LA

Si Christian Vander est, bien entendu, le seul à avoir participé aux huit prestations du groupe, Klaus Blasquiz avec six apparitions, Stella, Francis Moze et Didier Lockwood avec cinq, sont juste derrière.
Côté musique, Kobaïa est, étonnamment, le seul morceau à avoir été joué à chaque passage boulevard des Capucines ! Avec six interprétations, seul ou dans sa pièce d'origine, Hhaï est également fidèle à la salle parisienne. Par contre des pièces aussi emblématiques que De Futura ou Wurdah Itah n'ont jamais connu un tel honneur !

6 commentaires:

  1. Imbattable sur la Zeuhl, mais pas sur la géographie Parisienne, l'Olympia est situé boulevard des Capucines et non boulevard de la Madeleine

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    1. En plus dans l'intro je donne le bon boulevard !

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  2. et en 75, la taverne de l'Olympia c'était où ? MERCI

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    1. Dans une petite salle sous l'Olympia d'alors... pas la même salle du tout !

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  3. De bien belles images sur FR3 !

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